1/02/2018

Fais un voeu et mange-le me dit le veilleur de nuit

 

Qui ramasse les larmes
dans le cou des filles
Qui récolte les soupirs silencieux
cachés au fond des yeux
des hommes qui ont trop bu
Qui garde les clés
du tiroir où sont rangés
nos souvenirs honteux
nos misères de fourmis
nos jeux de démiurges essoufflés
le cul entre deux néants 
s'acharnant à tenter 
de redevenir
des gosses




1 commentaire:

misquette a dit…

... et prendre la vie comme elle vient.

Mes cheveux noir ébène sont devenus gris,
Des rides profondes sillonnent mon visage,
Sur mon apparence le temps fait des ravages,
Mais qu’en est-il pour ce qui est de mon esprit ?

J’ai le sentiment de ne rien avoir appris
Concernant ce que veut dire se comporter en sage.
La raison m’a été promise à sept ans d’âge,
C’est peut-être à ce moment-là qu’elle a péri.

C’était bon de jouer à longueur de journée,
Puis de s’abandonner dans les bras de Morphée
Sans avoir le moindre souci du lendemain.

Que revienne l’ère bénie de mon enfance,
Indéfectible était alors mon espérance,
Qu’à nouveau je prenne la vie comme elle vient.