11/29/2017

L'étrange étranger

Qu'il est étrange l'humain spectacle. Chaque participant y est contradictoire, ambigüe, ambivalent. Chaque place y est mouvante, relative. Chaque intervention y est parfaitement inutile et totalement indispensable. Et nos jugements sont des billes sous nos coeurs pattes d'éléphant. J'ai pris l'habitude de l'observer, de pas trop loin, à la fois pour ne pas en être tout à fait et pour l'apprivoiser un peu. Avec, mais juste à côté. Qu'il est étrange l'humain spectacle. Dans tous les sens du terme. Etonnant et étranger. Bizarre et inconnu. Parfois la farce est belle. La course est vivifiante, surprenante, rassurante. C'est si bon d'y participer. D'autrefois c'est éprouvant jusqu'à l'atroce. Aussi émouvant qu'effrayant. Lorsque nous manquons à ce point de force que tout devient presque insupportable, nos yeux vont trouver refuge dans un simple détail. C'est une perception minuscule, un souffle qui se pose comme un papillon sur d''infimes sensations. L'usure douce d'un objet immobile. Un rayon joueur sur la crasse d'une vitre. Une transparence qui danse par la feuille d'une arbre. L'ombre profonde d'un nuage qui couve ses ouragants. Les nuages, les nuages. Les merveilleux nuages.

3 commentaires:

Le Marquis de l'Orée a dit…

C'est tout à la fois.

C'est inouï, très cher thoams.


Nous faut-il nous démettre pour nous en remettre ?


Houba ?

thoams a dit…

houba houba

misquette a dit…

Et tes mots, tes merveilleux mots !